trad boEn avril 2013, Alice van der Klei, rédactrice en chef de la revue de littérature hypermédiatique en ligne bleuOrange, décidait de lancer un concours étudiant pour produire un numéro entièrement consacré à la traduction d’œuvres hypermédiatiques d’artistes anglophones. Après avoir partagé son idée avec quelques-uns de ses collaborateurs au NT2, il a été décrété que, pour le Laboratoire comme pour bleuOrange, l’année à venir (2013-2014) se déploierait sous le signe de la traduction.

Ce mini numéro spécial, propose les textes de sept collaborateurs, cinq articles, attaquant sous autant d’angles différents le fameux problème de la «boîte noire» de la traduction (Beebee, 2012).
Vous trouverez, entre autres, dans ce numéro, « La stratégie Tetris: Retour sur deux expériences de traduction d’œuvres hypermédiatiques à l’université », un article écrit par Anaïs Guilet et Joasha Boutault, notamment à partir de l’expérience de traduction opérée avec les étudiantes de la première promotion du Master LiMés.
Dans ce quatrième article, Joasha Boutault et Anaïs Guilet adoptent plutôt la position du pédagogue, relatant deux expériences menées récemment avec des équipes formées d’étudiantes et d’étudiants de l’Université de Poitiers. Au-delà des réflexions théoriques autour du traducteur et du code et de l’étude des procédés de création, comment enseigner dans un contexte institutionnel la pratique de la traduction en hypermédia? Dans ce plaidoyer sur les vertus de la «stratégie Tetris» (concept emprunté au Tetris Effect d’Eric LeMay), Boutault et Guilet montrent de quelle manière, en se réappropriant la figure du «traître fidèle» (Will, 1973: 110), on peut apprendre à une nouvelle génération de littéraires et de traducteurs à aimer les défis que pose la traduction d’œuvres hypermédia.