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Faculté des Lettres et des Langues
Actualités de l’association culturelle consultables sur le site de l’Association
Shakespeare et la nouvelle scène Journée d’étude Forell B2 Vendredi 16 mars 2012 TAP
Programme de la journée Shakespeare (dir. : Leila Adam, Pascale Drouet et Françoise Dubor / TAP) à lire ci-dessous (document .pdf).
L’association culturelle organise un atelier de désintoxication de la langue de bois le jeudi 19 janvier dans l’après-midi avec la scop le pavé / Franck Lepage.
L’atelier se fera a la suite de la conférence gesticulée de Franck Lepage, organisée par l’IRTS, le jeudi matin dans un amphi de droit.
Nous avons une vingtaine de place de réservées pour la conférence et l’atelier se fait pour trente à quarante personnes.
Si vous êtes intéressé.e.s par l’un ou l’autre ou les deux, faites le savoir par mail Annabelle Legendre ( annabelle.legendre@voila.fr) qui s’occupe du projet pour l’association culturelle.
Présentation en ligne de la conférence : http://www.scoplepave.org/la-culture
Présentation en ligne de l’atelier de désintoxication du langage : http://www.scoplepave.org/desintoxication-du-langage
"L’atelier de désintoxication de la langue de bois se déroule généralement sur trois heures. L’idée est de vérifier collectivement que nous ne sommes pas dupes individuellement. Il en ressort une jubilation et un effet de libération.
Dans l’atelier, on vérifie ensemble les principes actifs (qu’un participant, un jour, a baptisé des"psycho-virus") des différentes catégories de la langue de bois : euphémismes, oxymores, sigles, anglicismes, etc...et la façon dont ils modifient notre perception de la réalité, et notre façon d’agir.
Que se passe-t-il dans nos têtes quand on appelle un chef du personnel un « directeur des ressources humaines » Que se passe-t-il dans nos têtes quand on appelle un balayeur un « technicien de surface », ou une caissière une « hôtesse de caisse »
Nous analysons ensuite d’où viennent ces mots, qui ne tombent pas du ciel mais sont élaborés dans des officines ultra libérales que’on appelle des think tanks. Puis nous nous essayons à quelques exercices d’écriture :
Appeler un chat un chat Rédiger une demande de non-suvbention, pour un non-projet Faire le conférencier Analyser un article de presse "
à la Maison des Trois Quartiers (M3Q) de Poitiers (rue du Général Sarrail, place Montierneuf ) Théâtre (tarif étudiant 3€50) La Confession Texte adapté de La Confession d’un enfant du siècle d’Alfred de Musset par Frédéric Vossier Mise en scène : Marie-claude Morland Comédien : Bertrand Farge (intervenant Sciences-Po 3e année) « Octave, le héros, en pleine crise de valeur, voué à l’inaction, se réfugie dans le cynisme, les fêtes galantes, la jouissance à tout prix....La trahison le lance à corps perdu dans la débauche. La mort de son père, et la rencontre d’une femme , LA femme, lui permettront de tenter d’autres pratiques amoureuses.....et de se confronter à des sentiments toujours contrariés......sans pouvoir cesser de souffrir et de faire souffrir : " Comment se fait-il qu’il y ait ainsi en nous je ne sais quoi qui aime le malheur....." Malheur qu’il apprendra aussi à cultiver avec force auto dérision, pour ne pas en mourir..... Bienvenue chez les Romantiques.... ! » letheatredutrefle@free.fr
Une journée d’études le lundi 6 février 2012
Une exposition du 24 janvier au 13 février 2012
Des rencontres avec des écrivains
Chaque année, le festival Filmer le travail cherche à explorer, à côté du cinéma, d’autres pratiques artistiques et culturelles abordant le travail et permettant de dynamiser le débat sur l’évolution du travail contemporain. En 2009, autour de l’exposition Le travail révélé proposé par l’Agence Magnum et des photographes indépendants. En 2011, grâce à l’exposition originale, Dessiner le travail, consacrée à Étienne Davodeau et à ses bandes dessinées abordant le travail. Aujourd’hui nous souhaitons rendre compte de la littérature contemporaine. [...] Lire le programme sur le document .pdf en bas de cette rubrique.
l’auteur de French Theory (ou comment des philosophes français comme Foucault, Derrida, Deleuze, etc. ont connu un succès gigantesque dans les universités américaines alors qu’ils étaient ignorés (méprisés, discutés) en France dans les années 1970.) Ce livre fait partie de la bibliographie du cours de littérature française de 3e année sur l’essai en L2C. Les cours seront banalisés de 14 à 16h pour vous permettre d’y assister.
Amphis des lettres au présent 2011-2012
En partenariat avec l’UFR Lettres et langues de l’université de Poitiers, sous la direction scientifique de Stéphane Bikialo, maître de conférences en Langue et littérature françaises et d’Anne-Cécile Guilbard, maître de conférences en Littérature française et esthétique, université de Poitiers.Les conférences ont lieu à l’UFR Lettres et langues, amphi III, 1 rue Raymond Cantel, Poitiers.
Jeu 06/10 14h Qu’est-ce qu’un auteur ? Conférence de Geoffroy de Lagasnerie, sociologue, chargé de cours à l’université Paris I – Panthéon Sorbonne.Qu’est-ce qu’un auteur ?Habituellement, l’histoire des idées se ramène à une histoire des contenus savants : elle étudie l’émergence des Å“uvres et leur postérité, la formation de concepts, des théories. Cette conception amène souvent à distinguer les auteurs en fonction des problèmes qu’ils ont inventés, des doctrines qu’ils ont défendues – des positions qu’ils ont prises. A l’inverse, je voudrais me demander si, plutôt que de se focaliser sur le contenu ou la forme des productions intellectuelles, il ne faudrait pas placer au centre de l’analyse la question du geste des auteurs, de leur attitude. Il s’agirait ici de problématiser ce que penser veut dire, d’étudier ce que signifie, en terme de dispositions mentales, être un écrivain, être un théoricien, être un intellectuel. Des auteurs parfois aussi radicalement opposés que Foucault ou Bourdieu, Deleuze ou Derrida, Barthes ou Lévi-Strauss, etc. n’étaient-ils pas au fond très proches d’un point de vue éthique ? Et s’il est vrai que circulent, dans l’espace public et académique, des conceptions antagonistes de l’acte d’écrire et de la recherche, on pourra se demander comment élaborer une politique des savoirs capables des fabriquer des individualités créatrices et d’inculquer des dispositions hérétiques et rebelles.Geoffroy de Lagasnerie est sociologue. Il est l’auteur de Logique de la création. Sur l’Université, la vie intellectuelle et les conditions de l’innovation (Fayard, 2011), Sur la science des Å“uvres. Questions à Pierre Bourdieu (et à quelques autres) (Cartouche, 2011) et de L’Empire de l’Université. Sur Bourdieu, les intellectuels et le journalisme (Amsterdam, 2007). Il dirige la collection « A venir » aux Editions Fayard.
Jeu 03/11 14h L’aventure biographique. De Hergé à Derrida Conférence de Benoît Peeters, écrivain, scénariste et critique.
Quelle est l’éthique du biographe ? Peut-il vraiment en avoir une ? En écrivant une biographie, on aimerait tout savoir, sinon tout écrire. Est-on pour autant condamné au « misérable petit tas de secrets » stigmatisé par Malraux et tant d’autres à sa suite ? Ne peut-on pas se situer, plutôt, du côté du « que peut-on savoir d’un homme » de Sartre ?Ces questions, je les avais déjà rencontrées en écrivant Hergé, fils de Tintin, au début des années 2000. Rassemblant les résultats de vingt années de recherche et de passion, je tentais de proposer dans ce livre une nouvelle articulation entre l’œuvre et la vie. En 2007, le projet d’écrire la biographie de Jacques Derrida s’est imposé à moi comme une évidence. Comme Hergé, j’avais eu la chance de le connaître un peu ; comme Hergé, je n’avais jamais cessé de le lire. Pendant trois ans, j’ai consacré l’essentiel de mon temps à ce projet, avec une constante passion. J’ai lu ou relu son immense bibliographie, rencontré une centaine de témoins, parcouru méthodiquement les archives conservées à l’université d’Irvine, en Californie, et à l’IMEC – Institut Mémoires de l’édition contemporaine – en Normandie. Je suis le premier à avoir eu la chance d’explorer l’extraordinaire somme de documents accumulés par Jacques Derrida tout au long de sa vie. Je suis également parvenu à retrouver de nombreuses lettres adressées par Derrida à plusieurs de ses proches et notamment quelques extraordinaires correspondances de jeunesse qui éclairent ses années de formation.Parallèlement, dans de minuscules carnets, j’ai consigné les étapes de cette recherche : les rendez-vous et les lectures, les découvertes et les fausses pistes, les réflexions et les doutes que faisait naître ce travail. Trois ans avec Derrida, les carnets d’un biographe est un journal de bord en même temps qu’un essai sur un genre souvent mal aimé. B. P.Benoît Peeters est né à Paris le 28 août 1956. Licencié en philosophie, ancien élève de Roland Barthes, il est titulaire d’une Habilitation à diriger la recherche. Benoît Peeters a publié son premier roman, Omnibus, en 1976 aux éditions de Minuit et s’est consacré entièrement à l’écriture à partir de 1982, multipliant les travaux dans les domaines du scénario de bande dessinée (Les Cités obscures avec Schuiten), de la critique, de l’édition et de la conception d’expositions. Déjà auteur de Hergé, fils de Tintin, il a publié en octobre 2010 Derrida, la première biographie du maître de la déconstruction, ainsi que Trois ans avec Derrida, les carnets d’un biographe.
Jeu 08/12 14hQuel progrès social pour demain ?Conférence de Gilles Le Bail, délégué général, fédération française des maisons des jeunes et de la culture.
Mar 07/02/2012 14h « French Theory » et Cultural StudiesConférence de François Cusset, professeur de civilisation américaine à l’université de Nanterre.
Lun 02/04 2012 14hÉtudes littéraires et politique des gestesConférence de Yves Citton, professeur de littérature française du XVIIIe S, université de Grenoble-3, membre de l’UMR LIRE (CNRS 5611).
Etudes littéraires et politique des gestes’Parmi les nombreuses façons de nouer études littéraires et réflexion politique, cette présentation se concentrera sur la notion de geste, qu’elle placera à la fois au cÅ“ur d’une certaine conception de la politique et d’une certaine expérience de la littérature. Au sein de nos sociétés de la communication et du spectacle, tout ce que nous faisons a non seulement valeur d’acte, mais aussi de ’geste’ : c’est d’abord en tant que sommes visibles (mesurables, quantifiés, sondés, exemplaires) que nous influons sur notre environnement de plus en plus médiatisé. Or les auteurs, les critiques et les théoriciens de la littérature ont développé depuis longtemps une conscience aigue des dynamiques sociales propres à cette gestualité inhérente à toute activité humaine. On tentera d’en tirer de quoi montrer à quel point les Humanités méritent d’être aujourd’hui au cÅ“ur de toute réflexion politique et de tout cursus scolaire.’
Yves Citton est professeur de littérature française du xviiie siècle à l’université de Grenoble-3 et membre de l’umr LIRE (CNRS 5611). Il enseigne régulièrement à Sciences Po Paris et a été professeur invité à New York University, Harvard, Yale et Pittsburgh. Il a récemment publié Zazirocratie. Très curieuse introduction à la biopolitique et à la critique de la croissance (Paris, Éditions Amsterdam, 2011), L’Avenir des Humanités. Économie de la connaissance ou cultures de l’interprétation ? (Paris, Éditions de la Découverte, 2010), ainsi que (aux Éditions Amsterdam) Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche (2010), Lire, interpréter, actualiser. Pourquoi les études littéraires ? (2007) et L’Envers de la liberté. L’invention d’un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières, qui a remporté le Prix Rhône-Alpes du Livre 2007. Il a co-édité, avec Frédéric Lordon, Spinoza et les sciences sociales. De la puissance de la multitude à l’économie des affects (Paris, Éditions Amsterdam, 2008) et, avec Martial Poirson, Les Frontières littéraires de l’économie (Paris, Éditions Desjonquères, 2008). Il est co-directeur de la revue Multitudes et collabore régulièrement à la Revue Internationale des Livres et des Idées. Il anime également l’émission Zazirocratie sur Radio Campus Grenoble 90.8
ARCHIVES 2010-2011 -------------
08 Mars : Conférence « Les Amphis des Lettres au présent » (partenariat Faculté des Lettres et des Langues / Espace Pierre Mendès France), Amphi III, 14h
François BON, « La littérature dans la mutation numérique »
Nos usages de la lecture, et toute la littérature du même coup, sont entrés dans une mutation dont il n’est plus question de nier qu’elle est aussi radicale que l’apparition du livre. Ce n’est pas seulement ses supports, sa diffusion et sa transmission qu’affecte l’onde de choc de cette mutation, mais aussi nos formes de récit et de représentation, qu’elles soient narratives, poétiques ou performatives.
Nous vivons, pour ce qui nous semblait stable ou pérenne au plus haut point, une suite de transformations imprédictibles. Mais avec deux antidotes : dans la très longue histoire de l’écriture, ces mutations (passage du rouleau au codex, notamment) sont en nombre restreint, et le rapport du numérique à l’écriture est déjà , à échelle de trois décennies, une micro-histoire.
Chance, peur, responsabilité, mais surtout invention : il importe de prendre à bras le corps, dans sa complexité et sa cinétique, le plus que nous pouvons de la transition que nous vivons, de l’expérimenter en direct – quand bien même l’université ou l’édition se cantonneraient à une prudente réserve, probablement bien plus risquée.
05 avril : Conférence « Les Amphis des Lettres au présent » (partenariat Faculté des Lettres et des Langues / Espace Pierre Mendès France), Amphi III, 14h
Mathieu LINDON, « Littérature et journalisme littéraire »
(Entretien animé par A.-C. Guilbard)
Mathieu Lindon, journaliste littéraire au journal Libération, romancier publié chez POL et fils de l’éditeur Jérôme Lindon (Les Éditions de Minuit), abordera des questions relatives à son métier dans le monde de la littérature contemporaine : ce que c’est pour lui qu’écrire, publier, lire, encourir la censure ; aimer la littérature, le dire, en faire…
Son dernier roman, Ce qu’aimer veut dire, a paru en janvier.
Consultez la programmation du 15 juin au 15 juillet
JEUDI 27 MAI, LIBRAIRIE LA BELLE AVENTURE, 20H30
RENCONTRE ALBERTO MANGUEL-MICHEL LAFON,ROMANCIER (UNE VIE DE PIERRE MENARD), SPECIALISTE DE BORGES, EDITEUR DE BIOY CASARES, TRADUCTEUR DE CESAR AIRA, L’UN DES PRINCIPAUX PASSEURS DE LA LITTERATURE ARGENTINE CONTEMPORAINE EN FRANCE
Maison des Sciences de l’Homme et de la Société /Salle Mélusine
Bâtiment A5 - 5, rue Théodore Lefebvre
86000 POITIERS
MATINÉE (10h-12h30) : modérateur Henri Scepi
Michel Lafon (Grenoble) : Une vie de préfacier
Danièle Risterucci-Roudnicky (Orléans) : La préface de traduction, un genre autonome
Stéphane Bikialo (Poitiers) : Jean-Paul Sartre préfacier de Nathalie Sarraute APRÈS-MIDI (14h-16h30) : modérateur Michel Lafon
Bernard Baillaud (IMEC) : Usages obliques de la préface chez Jean Paulhan
Patricia Gauthier (Poitiers) : Quignard moraliste ?Le Traité sur Esprit, préface à La Fausseté des vertus humaines de Jacques Esprit
Alix Tubman-Mary (Poitiers) : Statut éditorial polyvalent de l’essai littéraire court.
Invitée à Poitiers, dans le cadre du « Projet Théramène » par le TAP de Poitiers, elle dialoguera avec les étudiants de Lettres le mardi 03 mai de 10h à 12h au TAP.
Présentation de l’éditeur : Née en 1965, Olivia Rosenthal a publié six récits (tous aux éditions Verticales) qui mettent aux prises des personnages obsessionnels, inquiets, décalés, avec un monde dans lequel ils ne se reconnaissent jamais tout à fait. Mes petites communautés (1999), Puisque nous sommes vivants (2000), L’Homme de mes rêves (2002) ou Les Fantaisies spéculatives de J.H. le sémite (2005) s’attachent aux formes étranges que prend la pensée d’un personnage quand, incertain de son identité, il est entièrement laissé à lui-même. Olivia Rosenthal a également expérimenté des formes d’écriture plus directement adressées : fictions radiophoniques ou pièces de théâtre. Sa première pièce de théâtre Les Félins m’aiment bien éditée chez Actes Sud-Papiers a été mise en scène par Alain Ollivier au théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis en 2005. Depuis elle a écrit deux autres pièces et travaille actuellement sur la part d’oralité que toute écriture recèle. C’est dans cet esprit qu’elle s’est engagée dans des performances où elle dit en direct et en son nom propre des textes humoristiques, grinçants et décalés sur nos folies ordinaires. Ces textes écrits pour la scène en collaboration avec cinéastes, écrivains ou plasticiens, ont été présentés dans divers lieux artistiques et festivals (Lieu Unique à Nantes, festival des Intranquilles aux Subsistances, Ménagerie de Verre à Paris, festival « Court toujours » à la Scène nationale de Poitiers). Dans le cadre de ce travail qui associe l’écriture à des formes de lectures en direct, elle s’est engagée dans un projet sur l’« architecture en paroles ». Le premier volet est un récit-fiction réalisé pour le 104 : Viande Froide, aux éditions Lignes. Dans cette série toujours, elle a également publié Les Lois de l’hospitalité chez Inventaire-Invention. Elle est aussi dramaturge : Les Félins m’aiment bien (Actes Sud Papiers, 2004), Forêt vierge : Théâtre(s) (PUR, n°24, 2006) ; Les Lois de l’hospitalité (Inventaire/Invention, 2008), Des cochons et des hommes, mise en espace et lecture par Denis Lavant.
Prix Wepler Fondation La Poste 2007 ; Prix Pierre Simon Ethique et Réflexion 2007
« Le 6 juillet 2004, Monsieur T. a poignardé sa femme de cinq coups de couteau. Quand, lors de son interrogatoire, on a demandé à Monsieur T. pourquoi il avait agi de la sorte, il a été incapable de répondre.
Comment vous appelez-vous ? Pas moi. Quel est votre prénom ? Il ne m’appartient pas. »
On n’est pas là pour disparaître part du portrait d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu’est la perte de la mémoire, de la parole et de la raison. Avec ce septième livre optimiste et désespéré, Olivia Rosenthal confirme son talent et son inventivité langagière. > Projet Théramène : du 3 au 5 mai Projet Théramène > du lundi 3 au mercredi 5 mai à 19h30 | TAP plateau B | tarifs de 3,50€ à 20€
Texte Jean Racine et Olivia Rosenthal - Mise en scène Jean Boillot | La Spirale - Mise en son David Jisse et Camille Lezer| La Muse en Circuit - Scénographie et costumes Laurence Villerot - Lumière : Ivan Mathis - Avec François Clavier
Projet Théramène vient clore la 13e saison de résidence de la Spirale - compagnie Jean Boillot à la Scène Nationale de Poitiers. Ce dernier spectacle, d’après Phèdre de Racine et inspiré d’On n’est pas là pour disparaître, d’Olivia Rosenthal, met en scène un homme, porteur d’une histoire, aux prises avec les caprices de sa mémoire.
Théramène est le précepteur d’Hyppolite, prince aimé de sa belle-mère Phèdre. A la mort de son jeune protégé, il vient témoigner pour dire (dénoncer) les enjeux politiques et exprimer son affection, mais les mots peinent à se mettre en rang. Performance de l’acteur François Clavier qui connaît à la syllabe près l’intégralité de Phèdre, mais dont le personnage Théramène, atteint d’une maladie de la mémoire, a mélangé les souvenirs et les vers. Le poème de Racine, ainsi teinté d’incertitude, nous parvient admirablement.
Le spectacle est suivi d’une deuxième partie de soirée (performances, lectures) consacrée à Olivia Rosenthal, dont le roman sur la maladie d’Alzheimer a inspiré la pièce de Jean Boillot.
> Lectures - performances autour de la dramaturge Olivia Rosenthal : du 3 au 5 mai
> Ecrivains en colère : lundi 3 mai à 21h | TAP | gratuit, réservation à partir du 19 avril, billets à retirer le jour même. Avec Olivia Rosenthal et Denis Lachaud | 30 min. Olivia et Denis, à la fois acteurs et auteurs de la performance, tenteront de dire de manière directe et frontale, les raisons pour lesquelles ils sont en colère. Occasion pour eux de répéter un tas de phrases toutes faites dont on les abreuve inlassablement afin de partager avec le public une rage bien légitime.
> La Peur : mardi 4 mai à 21h | TAP | gratuit, réservation à partir du 19 avril, billets à retirer le jour même. Avec Olivia Rosenthal et Laurent Larivière | 40 min. La Peur, troisième volet d’une série de performances, lie l’autofiction, le cinéma et la description d’une sensation à la fois forte et un peu désagréable. En hommage au film de Jacques Tourneur, La Féline, un film de terreur et d’effroi dans lequel le personnage principal craint de se métamorphoser en panthère, Olivia et Laurent se questionnent sur ce qui leur fait peur, sur leurs dernières métamorphoses en date et sur les raisons pour lesquelles ils peuvent éventuellement en craindre de nouvelles.
> On n’est pas là pour disparaître / Des cochons et des hommes : mercredi 5 mai à 21h | TAP | gratuit, réservation à partir du 19 avril, billets à retirer le jour même + Rencontre avec O. Rosenthal et I. Ronayette | gratuit Avec les élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional - Mise en espace Isabelle Ronayette | 1h30 On n’est pas là pour disparaître part du portrait d’un homme atteint de la maladie d’Alzheimer pour saisir sur le vif ce qu’est la perte de la mémoire, de la parole et de la raison. Des cochons et des hommes, raconte l’histoire troublée de quatre personnages, Margot, Lars, Lili et Gaspard. On ne dira pas ici comment toutes ces histoires de sexualité, de paternité, de maternité, de race et d’espèce s’emmêlent et s’interpénètrent puisque c’est l’objet même de la pièce d’inventer une forme possible pour ce récit multiple, hybride et quelque peu délirant.
« Il faudrait pouvoir écrire des cris, noter comme de la musique les clameurs de l’âme... » (Léon Bloy) En prélude au lancement du 1er festival international sur la Voix à Poitiers, en mai 2011, la Faculté des lettres et des langues de Poitiers lance les 06 et 07 mai 2010 un festival « Zéro ». Festival « Voix » 06 et 07 Mai 2010, POITIERS
Jean-Charles Massera / Animo Plex / Samuel Beckett et Hervé Guérande-Imbert / Chocolat Billy
Poètes (sonores ou pas), chanteurs, troubadours, rappeurs, slameurs, acteurs…, tous avec en partage le texte (écrit ou non) et la voix (articulée ou non). Faire circuler les voix, faire s’échanger les textes, les paroles, les écrits, faire se mêler les voix et les textes, faire se rencontrer les pratiques artistiques multiples autour de la voix, tel est l’objectif de ce festival. Répondre à Edmond Jabès qui se demandait : « Y a-t-il un rapport direct entre ce qui est fait de vive voix – l’acte oral – et ce qui, peut-être, est fait de morte voix – l’écriture ? »
Jeudi 06 mai 2010. 10h-16h : Faculté des Lettres et des Langues de Poitiers 11h-15h Diffusions sonores tout azimuts : Pendant 2 jours, la Faculté des Lettres et des Langues sera rythmé par les voix des poètes, poètes sonores, acteurs, slameurs, rapeurs, chanteurs… : Léo Ferré, François Bon et Dominique Pifarély, Bernard Heidsieck, Brigitte Fontaine, Apollinaire, Noir désir, D’ de Kabal, La rumeur Chocolat Billy, Arnaud Michniak, Joachim Montessuis, Jull, La Rumeur ; Gewulf, Ensemble Ordinature, Henri Chopin, Noah Creshevsky, Jean Baudrillard with the Chance Band, Jean Dupuy, Jean François Bory, John Giorno, Julien Blaine, Serge Pey, Jewlia Eisenberg, Tzara, Duchamp, John Cage, André Breton, Raoul Hausmann, Ezra Pound…
10h-16h Lecture-relais de la trilogie romanesque de Samuel Beckett : Molloy, Malone Meurt et L’Innommable : « N’ayant que ma voix, que la voix, il peut sembler naturel, une fois avalée l’idée d’obligation, que j’y voie une chose quelconque à dire ». 3 romans de la voix, sur la voix lus intégralement, près de 800 pages, 12 heures de lecture, 24 relayeurs… c’est le défi que se lance la Faculté des lettres et des Langues. Si on était réalistes, on saurait que c’est impossible et c’est pour ça qu’on essaie. (Cafétéria de Lettres)
Jeudi 06 mai 2010. 20h30. Le Confort Moderne 20h30 : Hervé Guérande-Imbert (comédien) lit Beckett (extraits de Compagnie, Un texte pour rien, L’Image) 21h ANIMO PLEX / Fabien Maheu : ALT. Poésie performance numérique 21h30 Jean-Charles Massera, Lecture-performance I Am, You Are, We Are L’Europe… Dialogue avec Me, Myself and Itunes d’après We Are L’Europe (Verticales, 2009) 22h30 Chocolat Billy, concert
Vendredi 07 mai. 10h-16h : Faculté des Lettres et des Langues de Poitiers 11h-15h Diffusions sonores tout azimuts suite. 12h-12h30 « On vous parle » : conférence (exclusivement sonore) (Aurèle Nourisson et Stéphane Bikialo), Hall de la Faculté des Lettres et des Langues. 10h-16h Lecture relais suite et arrêt… (Cafétéria de Lettres)
Jeudi 06 mai 2010. 20h30 Confort Moderne
20h30 : Hervé Guérande-Imbert (comédien) lit Beckett (extraits de Compagnie, Un texte pour rien et L’Image)
21h ANIMO PLEX / Fabien Maheu : ALT. Poésie performance numérique
Performance : Fabien Maheu, Guillaume Michelet, Réalisation informatique : Hervé Jolly, Guitare : Guillaume Habrias
ANIMO PLEX :/ Fabien Maheu poursuit son exploration d’une narration reposant sur un dispositif multimédia où la performance d’acteur, le son, la musique et l’image interagissent librement au service d’un récit fantaisiste et coloré. ALT est une réflexion poétique, visuelle et sonore sur l’« autre », celui qui déclenche les peurs, mais aussi celui qui permet tous les espoirs : www.animoplex.net
21h30 Jean-Charles Massera : Lecture-performance : « I Am, You Are, We Are L’Europe… Dialogue avec Me, Myself and Itunes d’après We Are L’Europe (Verticales, 2009) »
Jean-Charles Massera vit, télécharge et travaille entre Paris et Berlin. Il est l’auteur de fictions, d’essais, de pièces sonores et d’expositions, où sont entrecroisés, pastichés, parodiés les discours (quotidiens, politiques, publicitaires…) qui nous environnent. http://www.jean-charles-massera.com/ Il dialoguera avec ses différentes voix à partir de We Are L’Europe (Le projet WALE), Verticales, 2009, projet où les « sujets de société » sont soumis à une sorte de forum en direct, détournant le modèle de la démocratie participative pour aménager un lieu utopique où l’on pourrait se réfléchir les uns les autres » 22h30 Chocolat Billy, Concert
Chocolat Billy se définit comme une formation bancale coincée entre une pop dite "maladroite" et une sorte de no-wave positive et d’attaque. Chocolat Billy est un groupe instable et enthousiaste aux prestations instables et enthousiastes. Chocolat Billy est sans doute le meilleur groupe instable et enthousiaste. Concert proposé par « La Machoire »
Direction artistique du festival, organisation et contacts : Stéphane BIKIALO (stephane.bikialo@univ-poitiers.fr), Aurèle Nourisson, Anne-Cécile GUILBARD. Association Culturelle de la Faculté des Lettres et des Langues de Poitiers. En partenariat avec La Maison des Ecrivains et de la lecture (MEL), La Librairie « La belle aventure » de Poitiers, Le Confort Moderne.
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